Choisir un roll ou chariot de manutention ne se limite pas à comparer un prix ou une capacité de charge. Pour une entreprise, ce choix impacte directement la productivité, la sécurité des opérateurs, la fluidité des flux logistiques et le coût global d’exploitation.
À travers cet article, MNG SORARE s’adresse aux responsables logistiques, acheteurs, responsables de magasin, chefs d’équipe, responsables e-commerce et QHSE, qui recherchent une méthodologie claire pour faire le bon choix, sans erreur coûteuse.

1. Partir des usages réels, pas du produit
La première bonne pratique consiste à analyser précisément l’usage du chariot roll dans votre organisation :
- Type d’environnement : entrepôt logistique, plateforme de préparation de commandes, magasin alimentaire, centre de distribution, quai de chargement
- Flux : déplacement continu, stockage temporaire, picking, réassort
- Fréquence d’utilisation : ponctuelle, quotidienne, intensive
- Contraintes d’espace : allées étroites, zones encombrées, réserve arrière
Un roll logistique destiné au picking e-commerce n’aura pas les mêmes caractéristiques qu’un roll magasin dédié au réassort en grande distribution (GMS).
2. Définir les critères techniques essentiels
Capacité et charge utile
La capacité de charge (kg) doit être adaptée au poids réel transporté, avec une marge de sécurité. Un sous-dimensionnement entraîne :
- une usure prématurée,
- des risques de basculement,
- des problèmes de sécurité.
Configuration du roll
Selon les marchandises et la sécurité attendue :
- Roll à 2 côtés : accès rapide, picking fréquent
- Roll à 3 côtés : bon compromis maintien / accessibilité
- Roll à 4 côtés : sécurisation maximale, transport interne
- Roll grillagé : visibilité + maintien des charges
- Roll antivol : zones sensibles, valeur marchande élevée
Dimensions et compatibilité
Vérifiez la compatibilité avec :
- les bacs norme Europe,
- les zones de stockage,
- les portes, ascenseurs, quais.
3. Choisir des composants adaptés à l’environnement
Roues et roulettes
Les roulettes pivotantes et le type de roues (caoutchouc, nylon) influencent directement :
- la maniabilité,
- le confort d’utilisation,
- la réduction des efforts physiques.
Structure et finition
Une structure acier avec traitement galvanisé est recommandée pour :
- les environnements industriels,
- les usages intensifs,
- la durabilité à long terme.
4. Intégrer la sécurité et l’ergonomie dès le départ
Pour les responsables QHSE, la manutention interne est un enjeu majeur de prévention :
- réduction des TMS (troubles musculo-squelettiques),
- stabilité du chariot,
- effort de poussée maîtrisé,
- visibilité de la charge.
Les chariots doivent être conformes à la EN 1757-3, norme de référence pour les équipements de manutention manuelle, et s’inscrire dans une démarche qualité compatible ISO 9001.
5. Adapter le choix au secteur d’activité
Chaque secteur a ses exigences spécifiques :
- Logistique & transport : robustesse, charge lourde, endurance
- E-commerce : modularité, rapidité de picking, ergonomie
- Agroalimentaire : hygiène, nettoyage facile
- Pharmaceutique : sécurité, traçabilité
- Blanchisserie industrielle : grand volume, légèreté
- Hôtellerie / restauration : maniabilité, encombrement réduit
Une approche par cas d’usage est toujours plus pertinente qu’un choix standardisé.
6. Penser en coût global (TCO) et non en prix unitaire
Un chariot roll “économique” peut coûter plus cher à long terme s’il :
- se déforme rapidement,
- nécessite des remplacements fréquents,
- génère des arrêts d’exploitation.
Les meilleures pratiques consistent à intégrer :
- durée de vie,
- maintenance,
- sécurité,
- confort opérateur
- coût total de possession (TCO).
7. Anticiper l’évolution de l’activité
Un bon choix aujourd’hui doit rester pertinent demain :
- croissance du volume,
- changement d’organisation,
- nouveaux flux,
- nouveaux produits.
Les rolls modulaires, emboîtables ou pliables offrent une meilleure capacité d’adaptation.